L’Épiphanie(1) suivie de la Saint Jean alias Ioannis(2), le 7 janvier, marque la fin des fêtes de fin d'année. On profite du weekend pour défaire le sapin, ranger les décorations, et éteindre les illuminations. Pendant ces fêtes, vous avez, sans doute, mangé, offert, reçu des mélomakaronas, des kourabiédès ou des diplès. Ces incontournables friandises traditionnelles sont préparées par toutes les familles, boulangers ou pâtissier et chacun a sa recette, son tour de main ou son secret de fabrication. Chaque année, il m'en reste...et je me trouve devant le même dilemme. Comment les finir ? C'est, ainsi, que quelques années en arrière m'est venue cette idée d'utiliser le mélomakarono avec ses notes de cannelle, clou de girofle, d'orange et sa texture fondante comme un fond de tarte.
INGRÉDIENTS: 300g de mélomakarona - 4 pommes moyennes Tripoléos(1) - Cannelle - Sucre en poudre roux - Papier sulfurisé. Pour un moule à tarte de 23cm avec un fond amovible.
PRÉPARATION: Préchauffer le four à 180°. Dans une assiette, écraser, à l'aide d'une fourchette, les mélomakarona jusqu'à l'obtention d'une pâte. Couvrir le fond du moule d'une feuille de papier sulfurisé et tapisser le fond de pâte sur 1cm d'épaisseur. Éplucher et couper les pommes en quartier. Disposer les sur le fond en appuyant légèrement pour faire une empreinte dans la pâte. Saupoudrer très légèrement de sucre et de cannelle juste pour que les pommes prennent une belle couleur à la cuisson. Enfourner pour 30min de cuisson. Laisser refroidir. Elle se coupe, très facilement, en part et se mange à température ambiante.
Pour les "gourmands", ce dessert peut s'accompagner de crème anglaise, d'une glace au caramel salé ou d'une salade d'oranges.... Je vous laisse juge et ne vous influencerai d'aucune manière surtout pendant cette période de bonne résolution qu'est le début d'année.
Pour les kourabièdès, même punition, j'écrase ces sablés friables aux amandes auxquels je mélange un peu de beurre mou pour obtenir une chapelure grossière et je prépare un crumble. Pour les diplès, je les adore...alors il n'y a pas de chances qu'il en reste!
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(1)Théophanie (Θεοφάνεια) et jour férié en Grèce : Baptême de Jésus d'où le rite de la bénédiction des eaux par l'église orthodoxe grecque. (2)Dans toutes les maisons Hellènes, le 7 janvier, on fête les Jean (Ioannis ou Yannis) d'où le dicton "Σπίτι χωρίς Γιάννη προκοπή δεν κάνει": un foyer sans Jean ne peut prospérer". Cette date est, aussi, Noël pour les Orthodoxes de Russie et les Chrétiens coptes du Moyen Orient.
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